Le Coux et Bigaroque à travers l'histoire

Préhistoire

Des traces paléolithiques et moustériennes avec des outils taillés dans le silex ont été relevées à la carrière de Saint-Georges. Mais les premières traces d'organisation humaine et de l'homme sédentaire agriculteur se trouvent nombreuses sur le plateau au sol léger et sableux situé entre l'Aurival et le coteau de Cazenac. Ce site privilégié a motivé l'installation de communautés agricoles et la mise en valeur de terres vierges à la fin de la période néolithique. La fouille de la grotte sépulcrale d'Eybral confirme l'intérêt archéologique avec des crânes portant des traces de trépanation réussie. Il a été trouvé sur ce plateau un matériel litique et céramique important : haches polies, meules, pointes de flèche, houes, galets en poids pour filets de pêche, etc.

 

C'est donc sur ces terrasses et replats que les premiers agriculteurs firent leur apparition, qu'ils semèrent les premières céréales et élevèrent les premiers troupeaux, trouvant dans les bois et la rivière, par la chasse et la pêche, leur supplément de nourriture. Les Gaulois, avec la civilisation celtique, implantèrent les premiers hameaux à leur emplacement actuel, avec une organisation sociale structurée. Il a d'ailleurs été retrouvé, à Saint-Georges, les résidus d'une ancienne forge de plein air qui aurait fonctionné jusqu'au XIIIème siècle.

 

Le Romains trouveront à leur arrivée en Périgord la douceur de vivre et y bâtiront. A côté de l'église du Coux furent découverts, en 1891, les vestiges d'une villa gallo-romaine : objets de cuivre (en dépôt au musée de Périgueux), tessons de poterie, débris de mosaïque, pièces en bronze.

 

Un sarcophage en pierre, trouvé au Bru, est la seule trace des siècles suivants.

1100 - 1453

Le castrum de Bigaroque fermait la Dordogne, rive droite, comme Beynac dont il avait le même seigneur dès le XIème siècle. Le château fut successivement démantelé en 1393, 1405 et 1415. Il sera définitivement rasé en 1625 après avoir été utilisé par les troupes protestantes et catholiques au temps des guerres de religion.

Le territoire de Bigaroque se prêtait à l'établissement des douanes terrestres et fluviales. La grange dîmière servait de magasin et de dortoir. On y assurait la surveillance du trafic, les relais de tire et l'aide aux bateliers.